Les rois de la pub

Intrusive, incompréhensible ou simplement kitsch, quelques exemples récents de pubs à La Réunion nous rassurent sur un point : au Tangue, on est quand même mieux sans.


Le Tangue est pour l’instant gratuit pour vous, mais pas pour nous. Vous pouvez nous aider tout de suite en nous soutenant ici.


 

Il y a quelques mois, nous avions eu droit à la pub de Gaïa, au bord du boulevard sud dionysien, une 4×3 en plantes qui bouffait de l’eau – par le biais d’un circuit fermé, soit – et quasi illisible au bout de quelques jours, rappelant par là-même qu’un mur végétal, c’est mignon tout plein sur le papier, mais que c’est le bordel à entretenir : y a qu’à voir l’extérieur du Palaxa.

Géniale idée de pub : la pendule qui ne donne pas l’heure.

Pas loin de la Cité des Arts, d’ailleurs, juste avant en se dirigeant vers l’Ouest, le Tangue tient à féliciter Canal+ Réunion : il a mis plusieurs jours à comprendre la blague. Sur tout un pan d’immeuble, juste avant l’ancien hôtel Lancastel, trône une énorme horloge… qui ne donne pas l’heure. Chaque jour, votre bête piquante se disait : “Mais pourquoi ils font ça, les mecs ? Elle est pas à l’heure, leur pendule !” Et puis, bouchons oblige, il a enfin compris le truc : l’accroche “Désolé pour l’avance. Avec la fibre Canalbox, prenez de l’avance sur votre temps” expliquait ce trait d’humour de haute volée. On a donc une marque qui vend de l’Internet et de la télé, et qui vous colle, sur un des axes les plus fréquentés de La Réunion, une pendule à l’heure de Pékin. “Il est déjà 17h à Singapour…

 

 

Mais ces pubs n’étaient que des tentatives parmi d’autres de se démarquer au milieu du fatras publicitaire que nos grands axes donnent à voir. Il n’y a qu’à traverser nos villes en auto pour s’en rendre compte : c’est n’importe quoi. Et comme si cela ne suffisait pas, allez donc visiter les sites locaux d’information, et faites-vous donc attaquer par Orange, Volkswagen ou, tiens, en ce moment, les Florilèges. Les Tamponnais doivent être ravis de voir où part leur taxe d’habitation (ça, et Maître Gims, y a pas de quoi rire).

Et la dernière en date qui nous est tombée sous les yeux, du caviar pour les mauvais esprits que nous sommes, est bien celle du cabinet d’avocats HPH, qui s’est carrément payé de la vidéo sur Youtube.

 

 

 

Depuis 2014, les avocats peuvent en effet se payer de la pub. Apparemment, HPH, ça leur a donné des idées, assurés qu’ils sont que dans le divorce, il y a un peu de fric à se faire. Le but de la pub en question étant la promotion de leur site permettant de divorcer en ligne – trop cool ! – nous avons donc droit à un avocat du cabinet expliquant son truc un peu coincé…

 

“Coco, tu m’oublieras pas le Code Civil, au deuxième plan, on n’est quand même pas des marchands de tapis !”

 

Un montage vidéo approximatif…

 

On remarquera la qualité de l’incrustation sur l’écran de l’ordinateur.

 

Des images d’illustration gros doigts…

 

Et vous, comment vous auriez illustré les mots “rédaction”, “signature” et “notaire”, hein, gros malins ? 

 

Un jeu d’acteur à la Taxi Driver

 

Allez, les mecs, le divorce, ç’a beau être facile, avec HPH, faut quand même avoir l’air un peu triste. Et on se magne, il est déjà 14h30 et on n’a toujours pas bouffé.

 

Bref, tout ça pour vous dire : le divorce, c’est tellement facile, maintenant…

 

Validé !

 

Et voilà : on ne voulait pas de pub, dans Le Tangue, et on en a fait une page.

Loïc Chaux

 

NB : En termes de pubs pour les avocats, franchement, on préfère ça :