Olivier Hoarau : “Sur les kilos, on en a fait des tonnes.”

Le Tangue a (presque) interviewé Olivier Hoarau à la sortie de sa garde à vue, suite à une enquête ouverte pour des soupçons de corruption. 

 

C’est touchant, vous avez balancé sur votre FB un message pour remercier ceux qui vous ont soutenu lors de cette garde à vue. Ils sont vraiment nombreux ?

“Oui et je voudrais leur adresser des kilos de merci.

 

Ah oui, c’est vrai… Vous aimez bien parler de “kilos“. Surtout avec les fruits. C’est ce que vous avez expliqué aux policiers qui y voyaient des enveloppes de pognon… De l’avoine ou de l’oseille si on veut parler de votre façon… Bref, ce serait une façon d’être complice avec votre ancien premier adjoint.

Ecoutez-moi bien. On parle de ces fameux textos avec des kilos de letchis, de mangues et de longanis. Eh bien quoi ? Cinq fruits et légumes par jour, ça ne vous dit rien ? Et puis, la défense de la filière locale, j’y crois, moi ! Arrêtez de vous fendre la poire. Moi, je trouve qu’on en a fait des tonnes avec ces kilos.

 

Donc vous auriez passé deux jours et deux nuits au poste pour des histoires de kilos de fruits que les policiers auraient compris de travers ?

Faudrait pas qu’ils se foutent de ma pomme trop longtemps. Ils me font passer pour qui ? Vous semblez les croire eux et pas moi ! Encore le syndrome de la goyave de France ! C’est pas dur de comprendre. Ils ont un petit pois dans la cervelle

 

Bon assez parlé de fruits. En 2014, vous étiez dans l’opposition et vous étiez contre l’extension du centre commercial de Casino. A tel point que vous déclariez : “Il est indispensable de refuser le diktat du libéralisme.” Vous avez quand même changé à 100% dans votre positionnement.

Bon là, c’est vrai. J’en ai fait des kilos. Pardon, des tonnes. C’est ce qui reste de mon côté coco. Pas le fruit, hein ! Sur le coup, j’avais un peu pris le melon.

 

On a appris durant l’enquête que votre premier adjoint vous prêtait pas mal d’argent et que vous aviez du mal à boucler les fins de mois.

Quand un camarade est dans le besoin… Chez nous, les anciens PCR, on s’entraide. On a tous un cœur d’artichaut. La solidarité, ça ne compte pas pour des prunes. Vous voyez, parler de fruits, c’est naturel chez moi. C’est comme un tic de langage. C’est plus fort que moi. Y a que les poulets qui pensent que je leur raconte des nèfles.

 

Oui mais il est question de votre train de vie élevé, de repas dans les bonnes tables, les séjours à l’hôtel, et les soirées en discothèque ?

Je l’ai expliqué. Il faut savoir décompresser. Sinon, on risque de sucrer les fraises. J’ai pas envie que la pastèque explose. Voilà, c’est ma recette pour garder la banane.

 

Oui mais avec vos histoires, on a failli vous apporter des oranges à Domenjod. Désolé, je me mets à parler comme vous. Ça déteint. Et vos ambitions aux régionales ? Votre liste est dans les choux ? Excusez-moi, c’est une expression avec un légume…

C’est vrai que je viens de prendre un sacré marron. Alors, c’est mi-figue mi-raisin. Et surtout, ne me dites pas que les carottes sont cuites !”

 

Propos (presque) recueillis par Le Tangue

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Cette interview est une parodie. Tous les propos tenus sont inventés, et toute ressemblance avec la réalité ne saurait être que fortuite.