Le concours l’épine

“Sa mission, éviter tout débordement dans une prison qui compte déjà un taux d’occupation de 210%.”

Toute la politique française à Mayotte résumée en une phrase, sur la 1ère. Les confrères parlent ici de l’Equipe régionale d’intervention et de sécurité, mais ça marche à tous les coups : au lieu de s’attaquer aux problèmes structurels, on sollicite du perdreau. 210% d’occupation dans une prison, la solution ? Envoyer du maton haut de gamme. Changez rien, les mecs.

“Fans de camembert” et “café au lait”

 Victoire sans discussion possible des Zazalés, complètement partis en vrille dans un post Facebook du 1er septembre, dans lequel les migrants nés dans l’Hexagone sont d’abord qualifiés de “fans de camembert”. Réunionnais qui bouffe du camembert Gérard, sache que tu es un salaud de collabo ! Le calendos, c’est un truc de zoreil !  Plus loin, la petite métaphore qui va bien : “Que se passe-t-il si on verse trop de lait dans un café au lait ?” Voilà voilà : pour les Zazalés, les arrivants venus de l’Hexagone sont des Blancs, et les natifs sont des Noirs. Et s’agirait de pas trop se mélanger. Sur leur rond-point, le bruit, ça nous gênait pas trop, au Tangue. Mais maintenant, y a l’odeur…

“La détestation du blanc tout court, zorey ou pas, qui nous arrive par la gauche woke, via les amis de Kémi Séba et consorts.”

Dans l’édito du 4 août, le JIR associe donc Kémi Séba à une hypothétique “gauche woke“. Séba, l’antisémite, le raciste, l’homophobe, proche de l’extrême-droite française et amis de nazillons, serait “woke” ? On ne savait déjà pas trop ce qu’était le “wokisme“, mais ce qui est rassurant, c’est que les journaux réacs n’ont semble-t-il pas compris non plus.