Le concours l’épine

“L’esclavage des Noirs, envoyés aux États-Unis ou ailleurs, c’était exactement le contraire (de la Shoah, NdT). L’idée, c’était au contraire qu’ils soient en pleine forme, qu’ils soient en bonne santé pour pouvoir les vendre, pour qu’ils soient commercialisables.”

Christine Angot, dans On N’est pas Couchés, fait une excellente mise au point : Costa Croisières et le Club Med ont été inventés bien avant ce qu’on veut bien nous dire, puisque ça date du XVIe siècle. Au moins, quand Brigitte Bardot raconte des insanités, elle ne le fait pas devant des millions de téléspectateurs, à une heure de grande écoute.

“Cette île qu’ils appellent “l’île du diable” […] Les autochtones ont gardé leurs gènes de sauvages […] Tout ça a des réminiscences de cannibalisme des siècles passés […] J’ai honte de cette île, de la sauvagerie qui y règne encore […] une population dégénérée encore imprégnée des coutumes ancestrales, des traditions barbares qui sont leurs souches. […] cette île démoniaque.”

On tient peut-être ici notre plus grand vainqueur du concours l’épine de toute notre courte histoire, avec cette lettre écrite par Brigitte Bardot au préfet. Au Tangue, on y voit un formidable plaidoyer pour l’euthanasie : il faudrait vraiment aider les vieilles personnes à s’en aller dignement.

“Le joueur qui avait été embauché à la mairie grâce au foot pouvait percevoir jusqu’à 50 à 60% de son salaire de la part du club. On avait cette chance à l’époque de bénéficier de subventions et d’emplois de la municipalité qui nous ont beaucoup aidé.”

Dans le Jir du 10/02, Abdul Cadjee semble regretter cette époque bénie où les impôts locaux des communes servaient à financer les pousse-cailloux de la Saint-Pierroise. C’est vrai, quoi, vous commencez à nous prendre la tête avec vos écoles primaires et vos rues à rénover.

“Faut faire comme nous, travailler sur documents ou avec des témoins. […] Avant de poursuivre, je me dois, en quelques lignes, je lui en avais consacré une seule, de rectifier le tir. C’est rare que cela m’arrive, mais je me suis lourdement planté en assimilant une dame […] à l’équipe des pompiers mâles et femelles implantées au SDIS par piston, sous le nez de locaux.”

À lire dans l’édito de Jacques Tillier du 8 décembre. Et y a pas grand-chose à rajouter. Le cocotier, les fesses propres, tout ça…