La “désinfection” à Saint-André, toujours plus inutile

 

Chaque semaine qui passe rappelle à quel point la “désinfection” lancée par la ville de Saint-André est inutile. Souvenez-vous de notre enquête, le 2 avril, s’intéressant à l’inutilité et à la dangerosité de la chose. Puis à notre article, le 10, où l’opportuniste candidat à la mairie Jean-Marie Virapoullé affirmait que le Haut conseil de la santé publique lui donnait raison, alors que c’était tout l’inverse, mettant en avant une obscure étude d’une université américaine, dont on n’a jamais retrouvé la réalité. Alors qu’il avait promis d’en fournir la source. 

Cette pratique  est de moins en moins appliquée dans l’Hexagone, cela ne semble pas avoir fait changer d’avis la mairie de Saint-André. Dommage : les études s’accumulent pourtant contre celle-ci. 

Il y a donc eu celles de l’OMS, puis du HCSP, donc. Désormais, c’est France nature environnement qui, dans un communiqué du 17 avril, s’inquiète : “L’utilisation de produits de désinfection sur la voie publique est dangereuse pour l’environnement, notamment aquatique et pour la santé humaine. Faire ces pulvérisations pour rassurer la population ne doit pas être un prétexte pour une utilisation irraisonnée et injustifiée, sans aucune garantie d’efficacité contre le Covid-19.” L’association écolo rappelle aussi : “Rappelons que le déversement de produits toxiques dans les cours d’eau constitue un délit passible de sanctions pénales.” 

Plus récemment encore, c’est une étude américaine – dont on a retrouvé la source, cette fois – qui a été présentée par la Maison Blanche, aux États-Unis, la semaine dernière, qui a été résumée ainsi par un des conseillers scientifiques de Donald Trump : “Notre observation la plus frappante à ce jour est l’effet puissant que semble avoir la lumière du soleil pour tuer le virus, aussi bien sur des surfaces que dans l’air”. Il a ajouté : “Nous avons vu un effet similaire à la fois des températures et de l’humidité. La hausse des températures ou de l’humidité, ou des deux, est généralement moins favorable au virus.” Avec de l’ensoleillement, un taux d’humidité supérieur à 20% et une température supérieure à 21°C, la durée de vie du virus sur une surface inerte serait ramenée à quelques minutes. 

Nous avons vérifié : ces derniers temps, les conditions météo saint-andréennes correspondent exactement aux conditions nécessaires, selon cette étude, à un temps de survie très réduit du coronavirus à l’air libre. Mais ça, Jean-Marie Virapoullé n’en a pas parlé à ses électeurs.

L. C.

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